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amour - Page 3

  • Animale: la malédiction de Boucle d'Or, Victor Dixen

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    fantastique, conte, métamorphose, amour

    Gallimard jeunesse aout 2013, Victor Dixen

    Réinterprétation grandiose, fantastique et romantique de "Boucle d'or" où l'amour peut vaincre les métamorphoses...

    "1832. Blonde, dix-sept ans, est cloîtrée depuis toujours dans un couvent perdu au milieu des bois. Pourquoi les sœurs l'obligent-elles à couvrir ses cheveux d'or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes sombres ? Qui sont ses parents, et que leur est-il arrivé ? Alors qu'elle s'enfuit pour remonter le fil du passé, Blonde se découvre un versant obscur, une part animale : il y a au cœur de son histoire un terrible secret.

    Et si le conte le plus innocent dissimulait l'histoire d'amour la plus terrifiante ?"

     

    Ce grand roman est vraiment une belle découverte. L'histoire prend de l'ampleur au fur et à mesure que l'horizon de son héroïne s'élargit; des murs du couvent aux routes empruntées par un cirque, des archives du Vatican aux paysages désertiques du Grand Nord, le dépaysement est total.

    Blonde est fragile et innocente, elle vit à l'écart du monde dans un couvent. Mais des accès de fureur semblent la mettre hors d'elle, dans un état sauvage puissant. Quand elle croise la route d'un jeune apprenti sculpteur, l'amour lui donne la force de chercher la vérité sur ses origines. Elle découvre alors qui était sa mère et surtout son père, atteint d'un mal rouge qui ne connaitrait qu'un seul remède. La jeune fille développe une énergie et une volonté farouches. Les secrets et pouvoirs sont puissants et Blonde est isolée, alors que sa métamorphose s'impose davantage tous les jours, l'obligeant à se réfugier dans un cirque où à se déguiser. Pour rendre son amour possible et pour découvrir l'entière vérité sur sa famille, Blonde devra affronter bien des dangers et de sombres révélations, aidée par de précieux alliés comme celui qu'elle aime, une voyante, un maitre sculpteur au passé troublant, autant de personnages secondaires intéressants.

    Quand "Boucle d'or" et les légendes nordiques des Berserkers se mêlent, l'univers est dense et promet de fabuleux rebondissements. Le fantastique prend vie dans des cadres historiques et géographiques réalistes, et l'intrigue est menée de main de maître, garantissant un suspens haletant. Si Gaspard est parfois un peu pâle et naïf, Blonde-alias Renée-alias Animale est une héroïne qui se découvre de multiples facettes, qui fait réfléchir sur la monstruosité, et qui rassemble à la fois les traits de La Belle et de La Bête.

    "Tambours dans la nuit", le prélude d'"Animale" est à lire ici . La lecture de ce prélude n'est pas nécessaire à la compréhension du texte, et j'avoue même que si je l'avais découvert avant le roman j'en aurais peut être été découragée..

    Le site de Victor Dixen , beau site foisonnant, pour découvrir Animale mais aussi un auteur original et le reste de son oeuvre.

    Les avis de Charabistouille, Dup et Phooka, Sapotille, Bulle littéraire, Marly, Livres & Cie, Lego legitis legitimus, Loulitla,

  • Trouville Palace, de Malika Ferdjoukh

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    ©Ecole des loisirs 2010, Malika Ferdjoukh

    Un séjour comme une plongée dans le passé d'un palace, au coeur d'une histoire d'amour

    "Scarlatine et parents absents : Maurice se retrouve en partance pour Trouville-Deauville, chez sa grand-tante Willa. Pour qu’elle veille sur lui.
    Elle a une réputation, dans la famille : 60 % mauvais poil, 40 % sale caractère.
    Maurice s’attend à une semaine de cauchemar, il découvre un décor de film, et les dialogues qui vont avec.
    Tante Willa n’est pas le monstre redouté, mais une tante désopilante, pince-sans-rire, et  championne de poker en plus ! Quant à l’endroit qu’elle habite, il est extraordinaire.
    C’est un ancien hôtel de luxe, le Trouville Palace, qui ressemble à celui de Shining, avec ses couloirs interminables et ses lustres prêts à s’écrouler. Maurice l’explore en se disant que les portes numérotées doivent cacher des secrets et des habitants bizarres. Et voilà justement qu’une jeune fille, coiffée et vêtue à l’ancienne mode, empêchée de sortir par son père, demande à Maurice de l’aider..."

    Ce court texte de Malika Ferdjoukh sent le temps passé, la nostalgie, la douceur des planches d'une station balnéaire. Mais l'humour est très présent aussi, le ton mutin et farceur. Les clins d'oeils sont piquants ("tu préfères Deauville ou Trouville?", les petits cabots irritants et les parisiens hautains de Deauville), l'écriture douce sert un récit de mémoire frais et touchant à la fois. Quand la vieillesse dévoile ses souvenirs, les jeunes comme Maurice sont parfois emportés dans des tourbillons trépidants.

    Certes, il faut jouer le jeu d'un décalage d'époque qui peut perturber. Mais une fois cet improbable voyage dans le temps accepté, on se laisse bercer à la basse-saison par cette parenthèse d'iode, de vieilles photos surranées et d'émotions. Un joli petit récit de Malika Ferdjoukh, comme souvent!

     

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  • J'ai besoin de toi plus que je ne t'aime et je t'aime si fort, Gunnar Ardelius

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    ©Editions Naïve 2008, Gunnar Ardelius

    Un roman au titre énigmatique

      "Un premier roman sur le premier amour, unanimement salué par la critique suédoise. Betty et Morris, Morris et Betty. Deux adolescents, semblables à tant d’autres, héros banals et pourtant forcément singuliers de ce roman qui narre une première histoire d’amour, la leur. Ses débuts, ses hauts, ses bas, jusqu'à la fin inéluctable."  (résumé éditeur, ça donnait envie..)

    Bon, j'avoue, le titre (beaucoup) et la couverture (un peu) ont eu raison de moi. J'avais lu un billet chez Noukette qui évoquait un OVNI intéressant dans lequel tout le monde pouvait se reconnaître, j'ai donc sauté le pas.

    Vous connaissez cette déception que l'on a parfois à sentir un thé dans la boîte, parfumé et délicieux, qui n'a finalement qu'un goût insipide et frustrant? Et bien cette sensation a été la même à la lecture de ce roman. Enfin, "roman" ne convient pas vraiment, plutôt "scénario" ou "suite de moments ou de sentiments". Certes les émotions sont assez bien décrites, la fusion et l'insouciance des premières amours est touchante, mais je n'en ai pas eu pour mon compte. En plus, savoir dès le début que la relation des héros était vouée à l'échec, ça aurait pû être rendu intéressant par une écriture originale, mais ça a fait flop là aussi.

    Minimaliste, plat et en kit donc, c'est peut être normal d'un texte qui vient d'un pays nordique? ;) 

    "Quand sait-on que c'est fini? Peut être quand on se sent plus amoureux de ses souvenirs que de la personne qu'on a devant soi"

     

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  • Sous la pluie, de Nancy Guilbert et Lilly Seewald

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    ©Editions Les Ptits Bérets mai 2013, Nancy Guilbert et Lilly Seewald


    Un album tendre et poétique

    qui chante l'amour et donne envie de danser sous les gouttes..

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    Il pleut. Extérieur jour. Ambiance rétro et décor suranné ravissant. Deux personnages se partagent les pages. A gauche, Monsieur Gaston râle, peste contre le temps humide et ses désagréments. A droite, Mademoiselle Rosalie virevolte sous l'ondée, joue avec les flaques et trouve de la beauté dans le vent. Inévitablement, la rencontre se fait, l'amour se joue des intempéries et réchauffe les coeurs aux goûts si différents...

    ©Editions Les Ptits Bérets mai 2013, Nancy Guilbert et Lilly Seewald

    "Cet ouvrage parle de la pluie et de rencontre sous forme de pièce de théâtre. Les deux personnages interprètent des registres contradictoires où se mêlent poésie et humour. Monsieur Gaston a horreur de la pluie. Mademoiselle Rosalie aime plus que tout les flaques et les ondées. Leurs chemins vont se croiser sous le parapluie et leurs dialogues s’entremêlent et donnent naissance à une jolie rencontre poétique et humoristique."


    ©Editions Les Ptits Bérets mai 2013, Nancy Guilbert et Lilly Seewald

    J'ai adoré cet album. D'abord parce que je connais l'illustratrice et que j'adore son univers. Particulièrement cette palette de couleurs douces, ses motifs élégants et ces persos au crayon, dont mon préféré était sa collection "Zoé Ducasse". (après ses créations pour "Petites Madeleines", bien entendu ;) ). Mais j'ai aussi découvert dans cet album un doux rythme de comptine , un charme un peu rétro si séduisant, des textes qui chantent et des détails soignés (des clins d'oeil à ses proches et ses créations dans les cadres sur les murs intérieurs de Mademoiselle Rosalie!).

     

    On feuillette cet album au son de "I'm singin in the rain", of course!


    ©Editions Les Ptits Bérets mai 2013, Nancy Guilbert et Lilly Seewald

    Lilly Seewald, c'est la géniale créatrice de ma bannière, c'est une artiste lilloise à connaître, c'est un énorme sourire et plein de poésie au bout des doigts. Pour la découvrir, allez faire un tour sur son site et son blog.

    Sa complice Nancy Guilbert est une passionnée des mots qui fait de très beaux textes, son site est à visiter. Leur collaboration offre de magnifiques albums, et j'espère que d'autres alongeront la liste!

    Les éditions Les P'tits Bérets comptent bien des madeleines à découvrir, allez feuileter leur catalogue pour le plaisir!!


    ©Editions Les Ptits Bérets mai 2013, Nancy Guilbert et Lilly Seewald

    Lael qui a si bon gout avait déjà repéré cet album, et elle n'était pas la seule!

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