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Romans jeunesse - Page 110

  • Nos étoiles contraires, par John Green

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    ©Nathan, février 2013, John Green

    Un sujet ultra délicat traité avec beaucoup de sensibilité, un roman grave, beau et pétillant à la fois,  absolument renversant jusqu'à sa dernière ligne!

    "Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie"

    C'est un coup de coeur de la toile, un futur succès de librairie pour février. Ses lecteurs passent du rire aux larmes, des sentiments d'injustice et d'impuissance profonds au plus beau des messages d'espoir et d'amour. Il fait partie de ces livres dont on redoute la fin, dont on s'approprie les souffrances et espoirs des héros, dont on rêve la nuit, impatients de retrouver le fil de l'histoire.

    Envie d'être ému, d'avoir le coeur et l'esprit secoués ? Plongez-vous dans le récit des étoiles aux destins tragiques et flamboyants!!

  • Tout près le bout du monde, Maud Lethielleux

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    ©Flammarion 2010, Maud Lethielleux


    Trois âmes écorchées, une maison isolée à la campagne, une éducatrice pas comme les autres qui croit au pouvoir de l'écriture et au projet de retaper une grange...des fils de destins fragiles qui se croisent et se dévoilent avec émotion dans les pages de leurs cahiers d'écriture!!

    « Moi j'aime bien l'idée du journal. Il paraît que personne ne lira ce que j'écris alors je peux tout dire, c'est pratique, j'aime bien tout dire quand personne ne peut l'entendre. Je sais pas ce que je peux raconter, si je dois dire mon âge et me présenter, par exemple écrire sur la première page " Bonjour, je m'appelle Malo, je viens d'arriver chez Marlène... " ou si je dois parler de ce qu'on fait tous les jours, ou plutôt de mes pensées, de mes rêves ou de mes cauchemars. Je sais pas si je peux parler de Jul et de Solam. Je sais pas si je dois expliquer pourquoi je suis là, toute façon, je suis pas sûr et certain de savoir. »

    Il a longtemps traîné sur ma table, ce livre. La couverture est déjà un appel à la rêverie, une fenêtre pour s'échapper vers la nature, vers sa propre nature. Très tentant. Et puis il y avait ces nombreux avis enthousiastes, ceux même de mes zélèves et collègues.

    Mais j'ai préféré attendre. Je n'étais pas à la bonne "température de lecture" pour des extraits de journaux intimes, des témoignages d'enfances cabossées qui font monter les larmes au yeux et gonflent la poitrine de colère devant les aléas injustes de la vie. Le petit Malo, son mal de ventre et sa maman si spéciale que les services sociaux ont du mal à faire tenir dans leurs cases. Solam, l'ado rebelle qui aboie son indépendance et qui pourtant sait faire tant de bien aux autres quand il veut. Et Jul, la jeune fille qui a vu son amour la conduire dans la rue sous les coups et qui pourtant n'écrit qu'à celui à qui son coeur s'accroche encore. Trois différences, trois journaux qui s'alternent dans des caractères de police adaptés à chacun, trois blessures qui se soignent au contact d'un quatrième personnage que l'on découvre en même temps, Marlène.

    Ce roman est poignant, j'ai souvent voulu en noter des citations, notamment celles de Jul et de son incompréhensible obsession de penser à celui qui l'a laissée blessée alors qu'il est déjà passé à autre chose, ou celles de Malo dont l'innocence se confronte à la dureté de la vie.

    Un roman qui remue et qui fait croire à l'espoir du renouveau même après des départs tragiques pour les jeunes. Qui donne envie d'expulser ses pensées sur papier. Qui fait penser que les travaux n'embellissent pas que les murs mais aussi ceux qui les retapent. Qui donne de l'importance au temps qu'on s'accorde, aux retraites destinées à se reconstruire, à se retrouver et à trouver les autres.

    A destination des adolescents et des adultes, quand même. 

    Feuilleter les premières pages:

  • Dany dit non!, par Rachel Hausfater

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    ©Nathan 2013, Rachel Hausfater

    "Tout le monde le sait, l'école et lui ne s'entendent pas"

    "Dans la vie, Dany dit toujours non. Non à ses cours, à ses profs, à ses camarades de classe. Non à l'école, tout simplement. Oui, mais voilà : par inadvertance, il est candidat aux élections des délégués de sa classe de 6e. Et il est élu ! Alors, puisque personne ne le laisse en paix, ça va être… la guerre."

    124 pages qui se lisent très vite, une écriture hyper-abordable et un point de vue pas si commun que ça: celui du "cancre", du rebelle qui est à la fois à l'aise et enfermé dans son image. Celui qui agite la classe qui le craint et l'admire à la fois. L'élève qui provoque les conflits (en faisant parfois preuve d'une étonnante ingéniosité), qui insupporte les profs (même les plus endurants), qui connaît par coeur le couloir de l'administration à force d'y être convoqué, mais aussi celui qui se sent définitivement foutu, celui qui ne croit à rien et surtout pas en lui, celui qui peut basculer dans des actes et pensées plus violentes, pour pas grand chose...

    Un roman à lire et à faire lire. Dans ce fameux couloir de l'administration tiens, c'est une idée. Et même si cette fiction reste quand même assez optimiste, si Dany se découvre des amitiés et un certain talent, ça ne fait pas de mal de penser que certains de ces "petits durs" peuvent avoir le déclic un jour. J'en ai un tas à qui je le ferais bien lire moi, ceux qui flirtent avec le côté obscur, qui nous désespèrent et à qui on ne sait plus quelle perche tendre..... déjà je parie que le titre et la couverture pourrait bien leur convenir, s'ils ne disent pas non tout de suite!

  • La balade de Pell Ridley, par Meg Rosoff

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    ©Albin Michel, Meg Rosoff

     Chevauchée vers la liberté, roman initiatique et féministe.

    Dans l'Angleterre du 19ème on découvre ici un récit social pittoresque, émouvant et très réaliste. L'héroïne ne veut pas être passive face à sa pauvre destinée accablante et décide de s'enfuir le matin de son mariage arrangé depuis toujours avec le fils du forgeron. Cette fuite aura des répercussions sur sa famille, et elle devra assumer à la fois ses envies de liberté et ses responsabilités envers ses frères et soeurs.

    Pell a un caractère farouche et impulsif. Elle va puiser dans ses réserves de courage pour affronter la route parfois sombre et impitoyable qui l'attend, les coups du sort, les rebondissements sauvages et malheureux. Des rencontres vont aussi illuminer son chemin, et son amour des chevaux va lui offrir de belles opportunités, mais c'est avant tout à sa force de caractère que l'héroïne devra sa survie dans ce monde hostile.

    Un roman poignant aussi foisonnant que sa couverture est fascinante, qui ne tombe pas dans le romantisme facile et qui saura plaire aux jeunes adultes comme aux grands ados.