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famille - Page 2

  • La fille qui n'aimait pas les fins, Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac

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    ©Syros aout 2013, Yaël Hassan / Matt7ieu Radenac

    Un livre sur l'amour des livres...

    Maya est une jeune fille qui aime lire, ses étagères débordent..mais, depuis un certain événement, elle ne va plus jamais jusqu'au bout de ses lectures. Alors que sa mère l'inscrit à la bibliothèque, elle y fait une rencontre qui va changer sa vie; un vieux monsieur bien mystérieux, un certain Manuelo qui partage cet amour des romans, et qui pourrait bien avoir encore plus en commun avec Maya qu'elle ne l'imagine...

     Les chapitres alternent les poins de vue de Maya et de Manuelo. Le lecteur saisit ainsi les fils de l'intrigue un léger temps avant les personnages et comme le suspens et le rythme sont très bien distillés, le temps file sans qu'on s'en rende compte. Dans cette histoire simple et touchante, la passion des livres et la communication douce vont aider à reconstruire une famille. Parce qu'on s'en doute assez vite, Manuelo est bien cet écrivain célèbre dont Maya lit des extraits en cours de français, et qui n'est pas étranger à sa famille.

    Ce n'est pas le suspens en soi qui fait l'intérêt de ce roman à deux mains, puisque la trame se devine vite. Mais la patience de Manuelo, son humanité avec failles et grandeurs, sa façon d'apprivoiser Maya à petites doses de littérature et de correspondance font le charme de ce livre-sur-les-livres. Bien sûr, l'amour de la lecture y est sublimé, les regrets d'une famille déchirée y sont poignants et les sentiments bien-pensants attendus, mais après tout, le message est beau! Manuelo est attendrissant, lui qui porte des blessures d'amour filial, qui cherche à rattraper le temps, et dont le coeur bat encore bien fort, pour Maya ou pour une certaine correspondante à l'autre bout du monde... Quant à Maya, c'est une adolescente qu'on aimerait rencontrer, avec ses doutes, ses élans amoureux, son besoin de comprendre et son refuge dans les pages.

    Un bon petit roman pour apprendre à pardonner, à grandir, à tisser des liens familiaux, à ne pas avoir peur des fins d'histoires....

    Le blog de Yaël Hassan

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    blog littérature jeunesse, blog livres

  • Le fils de Picasso

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    ©Nathan 2012, Marie sellier

    Années 50, révélations loufoques et découvertes artistiques et culturelles, et si Pablo était le fils de Picasso?

    "1955, Etats-Unis. Après la disparition de sa mère dans un accident d’avion, Pablo, 14 ans, se retrouve seul avec sa grand-mère. Celle-ci découvre dans les affaires de sa fille une lettre qui la convainc que Picasso est le père de Pablo. Elle décide alors d’emmener Pablo en France, ou le peintre s’est installé. Par l’intermédiaire d’amis communs, Pablo va pouvoir approcher le maître et découvrir qui est son véritable père."

    J'ai adoré ce court roman, sa galerie de personnages mêlée de vrais et de faux, son ambiance américano-cannoise chic et bohème à la fois. En suivant Pablo et sa grand-mère dans un voyage en France comme un retour aux origines, on goûte au vouvoiement entre jeunes gens, à l'aura de Picasso dans son cercle de proches, à la passion de la corrida, aux engagements artistiques, aux intrigues de coeur révélées sur les terrasses de restaurants sous le soleil...

    L'auteur est une habituée des documentaires sur l'Histoire de l'Art, et elle glisse habilement à la fin de son ouvrage une note sur les éléments réels de son récit, ainsi qu'une biographie de Picasso. En prenant connaissance du travail de fond réalisé pour cette histoire, on apprécie d'autant plus cette intimité très réaliste avec Picasso qu'elle nous offre dans ces 150pages!

  • Premier chagrin, par Eva Kavian

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    premier

    © Editions Mijade 2011

    Un roman très émouvant sur la disparition d'un proche,

    un texte doux, plein de belle énergie!!

    Les éditions Mijade m'avaient déjà régalé de textes touchants, c'est encore chose faite avec ce petit roman surprenant. Parler de mort, de cancer en phase terminale, des sentiments éprouvés par les proches, du choix du cerceuil, de la dégradation physique et autres thématiques graves liées à cet événement, c'est un exercice rarement tenté en littérature jeunesse. Mais ici Eva Kavian réussi l'incroyable: une histoire forte et belle, absolument réaliste et sans compromis sur le sujet, sans tabous, directe mais respectueuse, lucide mais pas choquante.

    Sophie pense répondre à une annonce de baby-sitting classique. Quelle surprise quand elle découvre qu'elle doit en fait accompagner une mamie en phase terminale qui veut pouvoir rester en contact avec ses petits-enfants jusqu'à la fin !

    On ne peut pas ne pas sentir son coeur se serrer, ne pas déborder de compassion. Mais en même temps, le texte fait sourire et rire, l'amour est un phare dans cette histoire de vie, et l'on se sent grandit, fort de cette lecture qui offre de belles billes pour affronter la réalité. Entre les réactions maladroites des adultes qui veulent cacher la vérité, la tristesse du quotidien quand le corps se dégrade, les blessures du passé qu'on cherche à apaiser, les souvenirs que l'on veut laisser, les sujets auxquels Sophie est confrontée sont universels, et le regard de cette jeune adolescente permet de les aborder en profondeur mais avec courage et simplicité.  Parce que parler de ses sujets est absolument nécessaire pour pouvoir y faire face, ce roman est d'autant plus précieux, et pas que pour les ados....!!